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31 janvier 2008

Gan et son Histoire

Il y a 50 millions d’années, au début de l’ère tertiaire, (à l’Eocène, plus précisement à la partie supérieure de l’Yprésien, c’est à dire au Cuisien), l’emplacement de la commune est occupé par un bras de mer formant un golfe ouvert sur l’Atlantique.

                Ce faciès marin est à l’origine du gisement fossilifère de la tuilerie de Gan bien connu depuis les récoltes faites par O’GORMAN et illustrées dans une monographie de COSMANN en 1923.

                De nombreux mollusques, en particulier des Gastéropodes ont pu être recueillis ainsi qu’une microfaune abondante (Foraminifères pélagiques et benthiques, Ostracodes, Bryozoaires), des dents de requin et de raie, un rare rostre d’espadon et des fruits de palmier (Nipadites burtini) permettant de penser qu’un climat tropical devait régner lors des dépôts.

                La préhistoire et la protohistoire ont laissé peu de traces connues à ce jour. Il faut cependant signaler la présence d’industries moustériennes (120 – 35 000 ans –Paléolithique moyen – Homme de Néandertal) découvertes sur les coteaux.

                La bastide fondée en 1335 par Gaston II de Foix, vicomte de Béarn, connut un développement important et rapide puisque lors du dénombrement réalisé en 1385 sur l’ordre de Gaston Fébus, elle comportait 175 feux (foyers habités) alors que, par exemple, à la même date, Pau ne comptait que 138 feux.

                GUAN 1358,   GANT 1385,   GUANT 1559,   GAND 1675.

                La bastide, semble t’il, ne comportait pas de murailles mais était seulement protégée par un remblai muni d’une palissade (palenc), puis en s’éloignant de la ville par deux fossés parallèles distants d’environ 20 mètres l’un de l’autre, alimentés par de l’eau venant du Néez et qui entouraient entièrement la bastide. Bien que dépourvue de murailles la ville avait des « portes », sans doute au nombre de trois. Deux ont aujourd’hui disparu et seule subsiste la « porte » nord qui constituait l’entrée de la bastide en venant de Pau.

Cette tour porte fortifiée du XVI° siècle avec ouverture en tiers point, herse et ventaux est bien conservée et présent un grand intérêt car elle constitue l’une des dernières « portes » de bastide subsistant en Béarn. 

                Quelques maisons remarquables. 

                ° La maison de Marca qui semble remonter au XVI° siècle se rattache à un type de gentilhommière assez répandu en Béarn. Elle se compose de deux corps de bâtiments en équerre reliés par une belle tour qui abrite un escalier à vis en pierre.

                ° Prés du pont sur le Néez une maison du XVI° siècle avec tourelle polygonale et meurtrières sur la façade.

                L’Eglise Saint-Barthélémy présente dans le bas coté droit un bel autel avec son tabernacle en bois doré et peint où sont représentées différentes scènes de la Passion (XVII° ou XVIII° siècle).

                A Haut de Gan  a Chapelle Saint-Pierre conserve un beau rétable en bois sculpté doré et peint (XVIII° siècle) comportant un tableau représentant la crucifixion.

                Fontaine ou Bains de Broca : vestiges de la Fontaine de Broca, sorte de grande niche voutée et maçonnée, source thermale dont les vertus médicinales étaient très appréciées et qui fut fréquentée au XVIII° siècle.

                Trois gantois célèbres.

                °Pierre MARCA : (1595- 1662), devenu à vingt et un ans membre du Conseil souverain du Béarn, il est nommé en 1621 par Louis XVIII président du nouveau parlement d Béarn. Deveu veuf en 1631 il embrasse la carrière ecclésiastique et devient évêque du Couserans, archevêque de Toulouse puis de Paris (1661). IL a laissé une monumentale Histoire du Béarn.

                °Louis BIDAU : né à Bosdarros en 1904, doué d’une éloquence chaleureuse, il va s’affirmer très vite comme un leader du monde agricole. Il organise le congrés international du maïs à Pau en 1930 et 1949, lance en France la révolution du maïs hybride et devient président de nombreuse associations. Il participe aussi à la fondation de la Cave de Gan.

                ° Pierre EMMANUEL : de son vrai nom Noël MATHIEU. Né à Gan en 1916, sa vie a surtout été marquée par sa résistance dans la région lyonnaise dont nombre de ses ouvrages portent la marque. Elu en 1968 à l’Académie Française, il démissionne sur désaccord politique mais sans être remplacé.

                Sources documentaires :

                °A. DEBOURLE – R. DELOFFRE. Guides géologiques régionaux. Pyrénées occidentales –Béarn – Pays Basque.

                ° J. STAES. Promenade archéologique du Néez à l’Ouzom.

                ° L. LABORDE-BALEN. Le guide du Béarn. 

Posté par AGRAM GAN à 19:48 - 1 Gan et son Histoire - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


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